Exposition collective
Jardins

« JARDINS #3 »
Ghazale Bahiraie
Camille Boileau
Clémentine Chalançon
Cécile Chareyron
Delphéïs
Elisabeth Gilbert Dragic
Frédéric Khodja
Astrid Link

Été 2026
Vernissage jeudi 2 juillet à partir de 18h30

Galerie Valérie Eymeric
33 rue Auguste Comte
69002 Lyon
 
« JARDINS »

En juillet, la Galerie Valérie Eymeric vous propose un été en fleurs. Un parcours
plein de fraîcheur, explorant les jardins comme un espace de création et de plaisir,
à la fois intime et universel. Ghazale Bahiraie, Camille Boileau, Clémentine
Chalançon, Cécile Chareyron, Delphéïs, Elisabeth Gilbert-Dragic, Frédéric Khodja
et Astrid Link proposent chacun une vision personnelle de cette généreuse saison
estivale. Laissez-vous emporter par un voyage sensoriel et poétique au coeur de
Lyon et flânez parmi ces oeuvres aux formes multiples : compositions florales
abstraites, nostalgies de chaudes journées d’été, ou encore céramiques inspirées
de formes botaniques.
Commissariat de l'exposition : Valérie Eymeric
Exposition collective
MORE Projects / Bien à vous
 MORE Projects participera à Art-O-Rama, Friche Belle-de-Mai (Marseille)  du 28 au 30 août 2026.
Bien à Vous 2026
Artistes invité e s

Clarisse Aïn . Estèla Alliaud . Pierre-Olivier Arnaud . Andrea Aversa . Sophia Bachiri . Julie Beaufils .
Louidgi Beltrame . Peihang Benoît . Davide Bertocchi . Giasco Bertoli . Camille Besson et Haydée
Marin-Lopez . Loïc Blairon . Sophie Blet . Allison Blumenthal . Charlie Boisson . Julia Borderie & Eloïse
Le Gallo . Roxane Borujerdi . Marie Bovo . Lisa Bravi . Anna Byskov . Nathan Carême . Alessandra
Carosi . Dieudonné Cartier . Davide Cascio . Sol Cattino . Facundo Cerain Vazquez . Baptiste César .
Lorraine Châteaux . Archie Chekatouski . Eléonore Cheneau . Samuel Chochon . Katerina Christidi .
Nicolas Clair . Claude Closky . Claire Colin-Collin . Gaspard Combes . Emma Cossée Cruz . Lauren
Coullard . Gaetano Cunsolo . Grégoire d’Ablon . Rodrigue de Ferluc . Oriane Déchery pour Home
Affairs . Rebecca Digne . Raphaël Emine . Camila Farina . Ettore Favini . Adélaïde Feriot . Julien
Fournival . Mar García Albert . Juliette Georges . Damien Guggenheim . Juan Gugger . Charlie Hamish
Jeffery . Hippolyte Hentgen . Christine Herzer . Lena Hilton . Pia Hinz . Frédéric Houvert . Maria Ibanez
Lago . Intoto . Jenna Kaës . Farah Khelil . Frédéric Khodja . Pierre Klein . Veronika Knapp . Sarah
Knill-Jones . Gabriela Kraviez . Yasutoshi Kurokami . Perrine Lacroix . Elliott Lambert . Jean-François
Leroy . Armand Louet . Ingrid Luche . Joana Luz . Charlotte Malphettes . Zahra Mansoor . Colombe
Marcasiano . Fanny Maugey . Josep Maynou . Antoine Medes . Tamás Melkovics . Mathieu Mercier .
Romain Metivier . Enzo Mianes . Olivier Millagou . Roman Moriceau . Irma Name . Ni Ni Yu . Camila
Oliveira Fairclough . Lisa Ouakil . Loïc Pantaly . Cécile Paris . Lavinia Parlamenti & Manfredi Pantanella
. Jérémie Paul . François-Thibaut Pencenat . Juan Pérez Agirregoikoa . Raphaëlle Peria . Hugo Pernet .
Grégoire Perrier . Gerald Petit . Simon Petit Fort . Dominique Petitgand . Aurélie Pétrel . Jérôme Poret .
Delphine Pouillé . Audrey Prédhumeau . Evariste Richer . Simon Ripoll-Hurier . Kerwin Rolland . Pia
Rondé & Fabien Saleil . Maxime Rossi . Pepo Salazar . Carlota Sandoval Lizarralde . Vittorio Santoro .
Julie Sas . Carla-Marie Savaris . Reeve Schumacher . Elodie Seguin . Suzanne Silver . SMITH . Isadora
Soares Belletti . Kristina Solomoukha . Yoan Sorin . Andréa Spartà . Sarah Srage . Anna Piroska Tóth .
Valentina Traïanova . Delphine Trouche . Céline Vaché-Olivieri . Pieter van der Schaaf . Nicholas
Vargelis . Julie Vayssière . Sergio Verastegui . Charlie Verot . Rémi Voche . Charlie Warde . Shanna
Warocquier . Elsa Werth . Simon Zaborski

Icilà

Par Fabrice Magniez, texte de commande pour l'exposition personnelle Icilà, Galerie Rue Antoine, Paris, (septembre-octobre 2024), 2024
Ce travail édiorial s'appuie sur un ensemble de diapositives inventé projeté lors d'expositions.

biographie de l'auteur.e

Fabrice Magniez
Directeur du syndicat d’appellation Touraine-Amboise (AOC)

Publications personnelles
La réalité
Texte de Fabrice Magniez, illustration de Jérémy Liron.
Éditions A/OVER, 2016.
Cinq Formes
Textes sur les travaux de Frédéric Khodja, Nicolas Tourte, Katia Bourdarel, Fabio Viscogliosi et Peggy Viallat.
Éditions A/OVER, 2016.
Topologie
Fabrice Magniez/Philippe Agostini
2016.
FORMES
Texte de Fabrice Magniez, illustration de Philippe Agostini.
Bruno Guattari Éditions, 2021.

Ouvrages collectifs
PEAH, n°3, 2016, éditions Sometimes.
Dehors, Anthologie poétique pour l’association Action Froid, Éditions Janus, 2016.
Le Zaporogue XVII, 2016 : textes divers.
Le Tempestaire (2016) – n°1.

Exposition collective
Intervention dans le cadre de la 4 ième MAP / Manifestation d’art public organisé à Cerbère par shandynamiques, été 2015.
Collaborations récentes (texte)
Bye Bye Peanuts pour la Galerie Tator, Lyon – 2024
David Blasco pour la biennalle de Saint-Flour – 2024

Collaboration avec Frédéric Khodja (texte) Galerie Rue Antoine – 2015
Décider l’horizon – 2019
Icilà – Galerie Rue Antoine – 2024

icilà

Des fantômes révélés par associations. Modernité ?
Objets post-sujets.
Vestiges superposés, restes conjugués.
Aucun refuge pour nul sens – idée d’un regard porté sur l’idée d’une dénotation. Nulle dénotation. Mémoire présentifiée.

Histoire d’un rapport.
Absence du sujet.
Comme le passé permet un surcroît, un surplus de vie.

L’interpellation
On parle de toi, on te mate, on te sent. Tu es si sexy dans ton ordinaire, dans ton maillot de bain, en plage. Ton toi, à peine

un tu, pas encore un il ou un elle – attends un peu, je t’en ai gardé une bonne.

Tu es un objet de fiction.

On te veut sans prénom sans nom tu es tout le monde et moi seul te possède. On te veut nu nue employé employée, on veut se servir de toi, tu es un moyen et je me sers de toi, je t’emploie. Je te désire – je te paie. Ma volonté ma force ma rente, je suis tout le monde, tous les voyeurs, moi c’est on – je suis une œuvre d’art, et tu es seul tu es seule devant le monde entier, devant moi.

Tu es un objet de fiction.

Tu sembles achevé achevée, parfait parfaite : le temps n’a plus de prise sur toi, le temps – cet entomologiste – t’a épinglé. Tu es devenu un motif, une structure dont nous admirons des formes qui sans nous, ne résonneraient que dans un vide. Tu te crois invisible. On te croit mort – FK t’immortalise. Non pas en te représentant ou te racontant – mais en confrontant une idée figée de toi avec notre propre mémoire. Notre regard, en appropriant une fiction de toi, révèle pour nous un souvenir de nous. L’attirance que tu inspires réside ainsi dans notre imaginaire par un procès d’identification. Tu me rappelles moi dans telle circonstance. Mais pour qui te prends-tu ?

La représentation
Nous pourrions facilement penser que FK, superposant deux images ou en supprimant un morceau, sépare les objets de fiction de leur milieu. Il n’en est rien. La superposition tout comme la déchirure ici et là, amplifient le sentiment de surrection de l’ensemble objet/milieu, pris comme une totalité et un processus.
Comme s’ils se présentaient à nous comme des phasmes, l’artiste respecte profondément le camouflage des objets, comme une condition nécessaire à la possibilité de rencontrer leur apparence.
Par cette humilité à l’égard de ce dont nous parlons, FK, artiste, auteur et premier témoin du jaillissement de la fiction, nous incite à disposer de nous-mêmes en personnages de fiction.

Fiction et émotion
Une image a produit des larmes bras et mains levés, soie, tulle, mer ceinte de murs et fenêtres elles sont quatre, dansent grâce grâce grâce une image a produit des larmes – raison ?

(1) Je sens et je ne mens pas.
(2) Je ne reconnais pas une sœur ni une mère, je sais que FK n’a pas volé une photographie perdue dans le fond d’un tiroir d’une maison familiale.
(3) Je sais aussi pertinemment que FK est un conteur. Que cette image soit vraie ou fausse, cela ne semble pas interférer dans la juste production de mon sentiment.
(4) Au reste, je pourrais me limiter à croire ce que je vois – j’en ai vu d’autres.
(5) Suis-je bien certain que je ne mens pas ? ou bien, suis-je certain que je ne feins pas d’être ému ?
(6) Si je feins, alors mon sentiment serait-il un produit de raison ? Sentiment imaginaire ? Une humeur construite ?
(7) Ça ne résout rien. Je redoute un nœud.
(8) Alex Neill, Colin Radford ne m’aident pas.
(9) Et puis si, je suis aidé. Je comprends : je suis ému par une représentation.
(10) Définition de la représentation : association in fine (synthèse).

Le fait est que je suis ému par une image de fiction, autrement dit : ma croyance dans la réalité ne me dispense pas d’être ému devant un produit imaginaire.

Fiction
Après la mer ou dans les cryptes.

icilà

Tu es un objet de fiction.

Idéologie / le paysage mange ton corps ici et là / Idéologie
Inventait sans cesse de nouvelles couleurs, reconfigurant un reflet.
Tant de mers / déposeront encore leurs armes devant les bleus déserts béants...

Intermédiation & transitivité
Nous nous glissons dans un intervalle qui sépare deux rives comme deux plans se faisant face, l’un accueillant nos expériences passées (ou la mémoire de nos expériences), et l’autre évoquant incessamment un point de vue qui nous rattache à notre présent vécu, senti. C’est un canal – je m’y balade en exote.

Réalité du mythe, substance de l'histoire. Vérité du mot, substrat de l’image.

forme.forme

matin nuit (image) route finie sans doute

pluie (image) gouttes

Temps espace trace Espace trace temps Trace temps espace

bar de village (image) empreintes de roues (image)

pluie

gouttes fougères (image)

Percepts Percepts Percepts

gouttes écrasées un visage (image ?)

corps noyé dans fougères humides

Repousser le sens – enfin
Une double touche.
Une excroissance négative, un préfixe privatif, un a-
Une griffure – abstraction ? (Invention d’une image) Représentation labourée.
Y seras-tu sensible ?
Contre-image qui n’appelle pas de contenu, pas de projet. Intuition seule – geste pictural.
Ouverture fermeture. Comme retrouver un cinéma muet.

 

Fabrice Magniez, Bazoches, 2 juillet 2024.