Exposition collective
Oniric Lanscapes
Fondation Bullukian, Lyon.
du 09/02/2022 au 16/07/2022
ONIRIC LANDSCAPES
Charlotte Denamur, Vanessa Fanuele, Frédéric Khodja, Christian Lhopital
Fondation Bullukian, Lyon

À travers le regard de quatre artistes, l’exposition Oniric Landscapes est une invitation à parcourir des paysages rêvés, fantasmés, aux contours et contenus insaisissables et parfois obsédants. Puisées au plus profond de l’intime et librement inspirées de l’imaginaire, les œuvres attestent des multiples chemins qu’empruntent les artistes pour nous inciter à confronter les paysages naturels à nos mondes intérieurs.
L’évasion commence avec Frédéric Khodja, dont les territoires symboliques et poétiques bousculent nos repères et notre perception de l’espace et nous transportent vers des milieux indéfinis et atemporels : visions vaporeuses et sensibles de paysages lointains qui semblent pourtant si familiers.
Commissaire de l'exposition : Fanny Robin

 
Revue Édition
Monstruosa N° 38
Participation à la revue d'art contemporain Monstruosa, Metz, mai 2022.
Monstruosa est un espace de réflexions, de discussions et de diffusion dédié aux pratiques du dessin contemporain.
Publication dans le numéro 38 de la revue Monstruosa, Metz, mai 2022, d'un montage issu de la série inédite Afriques fantômes, 2019.

Le journal bleu (Le ciel est si peint que je ne le regarde pas)

Journal d'exposition
Design graphique : Félicité Landrivon
Galerie Françoise Besson, Lyon, 2014
texte de présentation

Par Frédéric Khodja

Cette phrase est-elle provocatrice ? Est-elle délirante ?
Elle ne veut peut-être rien dire. Quand j’ai écrit cette phrase-poème dans mon petit atelier, elle me garantissait l’usage des altitudes et des profondeurs d’un dessein . Cette phrase-poème donc, fut écrite dans une pièce aux murs bleutés et au sol vert. Cette pièce, atelier et chambre, délogée de la rue ensoleil- lée par un long couloir et une cou- rette contenait le spirituel d’une caverne à deux fenêtres, privée du contact avec le ciel.

L’idée, pour accompagner l’exposition, un journal bleu qui recueillerait des présences.
Des documents importants à mes yeux, qui m’aident à construire mes dessins ; des reproductions de dessins présents dans l’exposition et un texte pluriel.

Éditer un Labyrinthe bleu où les images et le texte soient dans un espace entre les mains.

J’écris alors à treize auteurs et je leur demande un texte, un texte dont la condition d’écriture est d’être court et de répondre si possible au titre d’une exposition future.

J’écris
à Montpellier,
à Paris, 
à Coursan,
à Lyon,
à Sète,
à Nice,
à Ollioules.
J’écris à Madeleine Aktypi,
à Jacques Serena
à Gwilherm Perthuis
à Emilie Dezeuze
à Philippe Saulle
à Françoise Lonardoni
à Paul Sztulman
à Jean-Claude Hauc
à Céline Lubac
à Daniel Bégard
à Marie-Laure Hurault
à Bruno Carbonnet
à Cyrille Noirjean.

Ces treize textes que je reçois entre janvier et mai 2014, forment main- tenant une expérience, un continuum pour le journal bleu, un grand texte à ramifications qui circule entre les images, de feuille en feuille.

Le journal bleu (Le ciel est si peint que je ne le regarde pas)
Le journal bleu (Le ciel est si peint que je ne le regarde pas)
Le journal bleu (Le ciel est si peint que je ne le regarde pas)
Le journal bleu (Le ciel est si peint que je ne le regarde pas)
Le journal bleu (Le ciel est si peint que je ne le regarde pas)
Le journal bleu (Le ciel est si peint que je ne le regarde pas)
Le journal bleu (Le ciel est si peint que je ne le regarde pas)
Le journal bleu (Le ciel est si peint que je ne le regarde pas)