Exposition collective
Paysages, entre représentation et imaginaire
Musée d'art contemporain de Montélimar
En cours jusqu’au 02/01/2022

L’exposition Paysages présente des œuvres de grandes figures de l’art contemporain comme Joseph Sima, Paul Rebeyrolles, Gérard Fromanger, Jacques Monory, Raymond Hains, Henri Cueco, Gilles Aillaud, dont certains sont toujours actifs comme Vincent Bioulès, Pierre Buraglio ou François Rouan et Claude Viallat. Des artistes confirmés seront également montrés comme Marc Desgrandchamps, Fabienne Verdier et Phillippe Mayaux, ou encore Olivier Masmonteil, Anne-Laure Sacriste, Delphine Gigoux-Martin, Frédéric Khodja, Dominique Castell, Raphaëlle Paupert-Borne, Arthur Aillaud. Enfin le MAC proposera un dialogue entre générations en exposant des artistes plus jeunes ou confirmés, lyonnais, marseillais et parisien : Nicolas Pincemin, Florence-Louise Petetin, Jeremy Liron, Lise Roussel, Marc Desgrandchamps, Fabienne Verdier et Phillippe Mayaux, ou encore Olivier Masmonteil, Anne-Laure Sacriste, Delphine Gigoux-Martin, Frédéric Khodja, Dominique Castell, Raphaëlle Paupert-Borne, Arthur Aillaud.

Exposition collective
La vie dans l’espace Exposition de collection
Musée régional d’art contemporain, Sérignan
En cours jusqu'au 02/01/2022

Commissariat : Jill Gasparina
Avec : Eduardo ARROYO, Marion BARUCH, Stéphane CALAIS, René CAUSSANEL, Nicolas CHARDON, Nina CHILDRESS, COCKTAIL DESIGNERS, Isabelle CORNARO, Robert CRUMB, Sophie CRUMB, DADO, Raymond DEPARDON, Patrick DES GACHONS, Daniel DEZEUZE, Hervé DI ROSA, Erik DIETMAN, DUBOIS & SANAOUI, Mimosa ECHARD, Gudmundur GUDMUNDSSON ERRÓ, Roland FLEXNER, Joan FONTCUBERTA VILLA, Helgi FRIDJONSSON, Gérard FROMANGER, Carsten HÖLLER, Michael JUST, Frédéric KHODJA, Renée LEVI, Didier MARCEL, Allan MCCOLLUM, Jean MESSAGIER, Piet MOGET, Vera MOLNAR, Nicolas MOMEIN, François MORELLET, Olivier MOSSET, Matt MULLICAN, Aurelie NEMOURS, Gérald PANIGHI, Maud PEAUÏT, Bruno PEINADO, Stéphane PENCRÉAC’H, Guillaume PINARD, Alain SÉCHAS, Lucy SKAER, Matias SPESCHA, Lucie STAHL, Peter STÄMPFLI, Jessica STOCKHOLDER, Jeanne SUSPLUGAS, Claire TENU, Roland TOPOR, Niels TRANNOIS, Sarah TRITZ, Tatiana TROUVÉ, James TURRELL, Emmanuel VAN DER MEULEN, Claude VIALLAT, Jessica WARBOYS, FISCHLI Peter & WEISS David, TURSIC Ida & MILLE Wilfried, Jacob EL HANANI

Edition Estampe
Souvenir, il y a venir. Lithographie, juin-novembre 2021, Urdla, Villeurbanne.
URDLA édite cet automne une nouvelle lithographie de Frédéric Khodja, treizième
estampe de l’artiste au catalogue. Elle tire son origine d’un dessin au crayon noir réalisé
en novembre 2020, L’arbre chinois à la poutre kabyle, devenu quelques mois plus tard
dessin d’appui au geste lithographique. Il s’agit moins d’une estampe de reproduction que
d’interprétation. Un titre, nouveau, propre à l’image imprimée, Souvenir, il y a venir,
indique mouvement et processus. 

C'est bien sûr l'horizon mais ce sont surtout les cloisons, (proposition 1)

Exposition collective, avec Sébasien Faure, Rémy Jacquier, Frédéric Khodja, Jérémy Liron, Mengzhi Zheng
Sur une invitation de Frédéric Khodja
Galerie Françoise Besson, Lyon, 2018

Photos : © Cyril Cauvet

texte de présentation

Par Sébastien Faure, 2018

Bien sûr, on dit par lui qu’il est une ouverture de l’esprit qui élargit les épaules, un « à tue- tête » qu’on ne peut rejoindre, mais il est la ligne circulaire qui borne la perception, dont on est le centre, l’horizon ; en général on l’infinit. Or la peau fait la diurne expérience d’un fuselage qui riveté à notre carlingue, s’éreinte à se faire dense, à contre, l’air, le tiraillement de l’espérance et l’esseulement de l’ici-poids, qu’on en deviendrait, si on ne leur résistait pas, s’il n’existait pas la possibilité d’un ajournement, d’un retour, quelqu’un de l’existence au lointain, encombré de songes qu’il ne pourrait remiser, sans cesse mobile, fuyant et lège, en direction de cette ligne où terre et ciel se confondent.Pour attendrir ou dépenser l’intensité du centre, l’instinct se lève, invente un abri, ajustant, les branches et les fanes, pour les cabanes et les toits. Le corps rejoint l’auto, la ruine, se place au cœur des combes, dans le creux de la géographie des cimes masquantes. Le regard ne manque pas de cerner les couleurs et les formes, mais surtout il cloisonne, comme s’il désirait un lieu, la fabrique d’un retour, une contrepartie à l’horizon.

Là, c’est maintenant, une voiture entre dans la ruelle et c’est une impasse.
Sur le visage du conducteur, on lit le soulagement, puis il fait demi-tour.

Cette contrepartie est un retour chez soi, une flânerie, au bout duquel la porte n’est pas une peur mais le plaisir d’ouvrir, un charbon à la main. Porte derrière laquelle la danse ne s’encombre pas d’une chorégraphie pour ensemble, où le charbon dépense sur la feuille, dans une odeur de cuisine, le vif glané du jour, où l’espace se divise autant de fois qu’un dit plusieurs et où une peau tendue entre deux cercles abat le jour.

Dans cet état de la pierre qui redonne toute la charge qu’elle a bue, Mengzhi pense un abri pur, une géométrie à vivre, gomme les poids, les mesures, de la construction, à tel point qu’il nous charge avec lui, de poursuivre son geste sans trop appuyer ni sur le centre, ni sur l’horizon. Jérémy livre la lumière qu’il remise au retour sur les lieux même de nos départs, morceaux de ville, matérialité pavillonnaire où mal finit la ville, le mal début des champs.

Il suggère l’espace fuyant que contre et redresse cette lumière, comme si à chaque fois seul, la présence de tous. Rémy, dans le sens premier de la nature (Le lieu où les choses naissent), monte des architectures sans les couper des contraintes de la construction. Elles grimpent ou descendent comme un lierre, pensent des espaces et des climats, agrègent, très frontalement face à la ligne froide et circulaire de notre perception, les chances d’être ensemble. Mais il déploie aussi dans le dessin, des formes accomplies de la nature qu’on dira faites de segments pris à la rotondité. Frédéric, dessine le lieu, souvent un espace à la géométrie simple, de la résurgence de sa source. En même temps que son dessin prend jour, il se creuse et s’approfondit, jusqu’au moment du sacre de l’objet, de la lumière ou d’une distorsion.

Il y ramène le morceau manquant d’un songe, l’isole et le questionne, jusqu’à ce qu’il parle et vive ; et c’est justice, tant il découpe dans les images existantes, qu’il restitue son butin. Sébastien écrit, des poèmes et des scansions, avec rythme et assonances, qui situent souvent un corps entre la vie domestique et la vie lointaine, entre ici et ailleurs, entre la plaine travaillée et l’appartement, entre ici et l’horizon.

C'est bien sûr l'horizon mais ce sont surtout les cloisons,
Vue rapprochée mur de droite salle principale
Cliché Cyril Cauvet
C'est bien sûr l'horizon mais ce sont surtout les cloisons,
Vue mezzanine mur de gauche
Cliché Cyril Cauvet
C'est bien sûr l'horizon mais ce sont surtout les cloisons,
Vue mur de droite salle principale
Cliché Cyril Cauvet
C'est bien sûr l'horizon mais ce sont surtout les cloisons,
Vue rapprochée Mur du fond salle principale
Cliché Cyril Cauvet
C'est bien sûr l'horizon mais ce sont surtout les cloisons,
Vue mezzanine mur de droite
Cliché Cyril Cauvet
C'est bien sûr l'horizon mais ce sont surtout les cloisons,
C'est bien sûr l'horizon mais ce sont surtout les cloisons,
C'est bien sûr l'horizon mais ce sont surtout les cloisons,
Vue angle gauche salle principale
Cliché Cyril Cauvet
C'est bien sûr l'horizon mais ce sont surtout les cloisons,
Vue angle droit salle principale
Cliché Cyril Cauvet
C'est bien sûr l'horizon mais ce sont surtout les cloisons,
C'est bien sûr l'horizon mais ce sont surtout les cloisons,
Vue générale salle principale
Cliché Cyril Cauvet
C'est bien sûr l'horizon mais ce sont surtout les cloisons,
Lecture Sébastien Faure
C'est bien sûr l'horizon mais ce sont surtout les cloisons,
Plan d'accrochage