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La rue de russie

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Brumes
Marie-Laure Hurault

Une suite de textes qui sont aussi bien des poèmes en prose que des narrations ouvertes, en voie de constitution et qui appellent la continuation d’un travail de l’imaginaire du côté du lecteur, à partir d’une simple situation, d’une sensation qui insiste, d’une réplique : telles sont les Brumes que propose Marie-Laure Hurault. Textes étranges, aux marges des genres constitués, qui composent un univers, et qui imposent une idée de la littérature (...)

Une idée de la littérature aussi, qui reste proche de ce que des écrivains comme Bataille ou Blanchot ont dans toute une partie de leur œuvre cherché à développer. Avec une manière de refuser l’assignation générique – le roman, au sens que ce terme prend lorsqu’il désigne justement cette assignation –, de proposer quelque chose comme du récit, c’est-à-dire une manière d’utiliser la narration pour qu’une expérience ait lieu, pour que la lecture devienne cela, une expérience. Expérience en l’occurrence redoublée par l’existence, dans le volume, des dessins de Frédéric Khodja, qui répondent, par larges blocs sombres et vibrants, à l’ontologie particulière qu’invente Marie-Laure Hurault.

Laurent Zimmermann / Dans les arbres et par delà (extrait) / in Critique, N° 730 / mars 2008 /

Brumes / Marie-Laure Hurault / récit / 9 dessins au crayon noi de Frédéric Khodja / Editions La Rue de Russie / 14x21 cm / 72 p. / 2007 /
© Frédéric Khodja & La Rue de Russie
2009 / 2012